Quand un dessin prend une direction inattendue
J’avais une idée simple : dessiner une silhouette simple en noir de Ryu, un de mes perso préférés de Street Fighter.
Et puis, sans vraiment m’en rendre compte, j’ai commencé à dessiner l’intérieur. Les muscles. Les plis du tissu. Les volumes. Les détails. Au lieu de simplifier, j’ai approfondi.
J’ai remarqué un truc. À chaque fois que je prends le temps de crayonner, de construire les volumes, d’affiner les détails ou de colorier un dessin, j’observe quelque chose en moi. Mon esprit ralentit. Les pensées s’effacent peu à peu. Il ne reste plus que le bruit du crayon sur le papier, l’observation, le geste. C’est un état que je retrouve rarement ailleurs. Je crois que c’est pour cette raison que je continue de dessiner. Pas seulement pour créer une image. Mais pour vivre un moment de présence, une parenthèse dans le brouhaha de la vie. Peut-être que ce dessin raconte simplement cela. Peut-être qu’en ce moment, j’ai davantage besoin de prendre mon temps que d’aller vite. D’habiter ce que je fais plutôt que de chercher à le terminer.

C’est simplement une question que ce dessin m’a laissée.
Avec le recul, je me rends compte que cela arrive souvent. Je commence un dessin avec une idée précise… et c’est finalement le processus qui m’apprend quelque chose. Comme si le dessin avait parfois un mot à dire. C’est sans doute ce que j’ai envie de partager ici. Pas uniquement des illustrations terminées. Mais aussi les réflexions, les surprises, les détours et les petits instants qui naissent pendant leur création.
Parce qu’au fond, derrière chaque trait se cache peut-être une histoire que je ne connaissais pas encore. Et vous ? Ça vous est déjà arrivé de commencer un projet avec une intention… puis de découvrir qu’il vous emmenait ailleurs ?

